Juillet 2026
Annonce du n°18
« Rien de rien », dix-huitième livraison de la revue, est annoncé pour le mois d’octobre. Les souscriptions sont ouvertes, et vous pouvez d’ores et déjà précommander vos exemplaires à tarif et frais de port réduits.
Ce n’est pas le moindre paradoxe du mot « rien » que d’avoir signifié, à l’origine : « quelque chose ». En ancien français, on disait : « Je ne fais rien » tout comme on disait : « Je ne bois goutte » ou « Je n’avance pas ». La négation a fini par migrer dans les substantifs eux-mêmes. Il est toujours étonnant de voir comme notre langage, à la longue, finit par métaboliser le vide qui le travaille.
L’ de l’Oulipo est fidèle au rendez-vous : Louise Rose, jeune recrue de l’Ouvroir, nous livre trois petits poèmes de rien. Du côté des arts visuels, nous publions des dessins du photographe Benoît Grimalt, extraits de son ouvrage 16 photos que je n'ai pas prises, élégies pleines d’humour du regret photographique, mais aussi commentaires sur les frontières de son métier. Pourquoi y-a-t-il des photographies qu’on ne prend pas ? — Parce que, répond l’auteur, « Les plombiers ne vont pas au restaurant avec leur caisse à outils. »
Jane Sautière, quant à elle, s'est associée au photographe urbain Myr Muratet pour explorer les marges impensées de Paris : il est question de la présence des absents, de la trace des sans-abris, de la persistance troublante des herbes dans les friches.
Depuis une dizaine d’années, le comédien et auteur David Geselson poursuit un travail théâtral et littéraire de réinvention du métier d’écrivain public , recueillant auprès de gens « qui portent une lettre en eux, une lettre qu’ils n’ont jamais pu écrire » les paroles en souffrance, pour les donner à entendre sur une scène de théâtre. Une sélection de textes issus de cette aventure, Lettres non-écrites, est parue cette année aux éditions Tripode : dans une conversation avec la m/f, l’auteur explique le sens de son projet.
On parlera de tout et de rien dans ce numéro : par exemple, des délices et troubles de la procrastination, racontés par Anthony Poiraudeau. Des pannes de désir ou d’inspiration, symptômes anthropologiques auscultés par Hélène Gaudy. Des silences de John Cage, de Rauschenberg et de Merce Cunningham, écoutés attentivement par Antoine Gautier, dont c'est la troisième contribution à la revue (n°9, n°15). Du grand rien de la guerre et de son reportage, sous la plume voyageuse de Zoé Balthus.
Et encore, de Jeno Buzansky, footballeur de légende, régnant au panthéon des vaincus ; du vide hypnotique de l’IA ; de Victor, l’enfant sauvage. De Beckett, Saint Augustin, Broch et quelques autres, revisités par Noëlle Rollet avec, en bande-son, le refrain de l’immortelle Bonnie Tyler : « Nothing I can say / A total eclipse of the heart. »
Jusqu’au 27 septembre, précommandez vos exemplaires au tarif exceptionnel de 13 €, plus un euro seulement pour frais de port. Vous recevrez vos commandes chez vous, quelques jours avant la sortie officielle.
Octobre 2025
En route vers le soleil !
En route vers le Soleil avec Elon Musk, c’est la première publication hors revue de la moitié du fourbi ! Signé par Frédéric Fiolof pour le texte, et par Christophe Burine pour les illustrations et la maquette, ce petit poème sous kétamine nous emmène sur la planète Mars à l’assaut d’un futur radieux, en compagnie d’un milliardaire dont l’optimisme impénitent ne manquera pas de vous gagner.
Imprimé en risographie, tiré à seulement 100 exemplaires numérotés, cet ouvrage bientôt collector ornera d’une touche de distinction le salon ou la bibliothèque de tout amateur du fourbi qui se respecte. Il ne coûte que 10 €. Retrouvez-le dans nos publications périphériques.